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Au IXème siècle, les frères Cyrille et Méthode ont créé l'alphabet cyrillique, toujours utilisé de nos jours, et ont traduit et enseigné les textes saints chrétiens en ancien bulgare, une oeuvre que leur disciples propagèrent au Xe siècle alphabétisant plus de 60 % de la population du pays et créant les premiers spécimens de belles lettres en langue slave.

Les premières œuvres littéraires, d'inspiration religieuse, ont vu le jour à la fin du IXème et le début du Xème siècle, avec saint Clément, évêque d'Ohrid, et se sont épanouies à la ville de Preslav. La période la plus brillante des lettres médiévales se situe au XIVème siècle, à Tarnovo, dans l'entourage du patriarche Euthyme. Le réveil a sonné en 1762, avec le moine Païsiy qui écrit « Histoire des Slaves bulgares ». Ce manuscrit, recopié avec piété, a provoqué une prise de conscience nationale, qui s'est exprimée dans la littérature d'inspiration patriotique des écrivains de la Renaissance bulgare, avec Petko Slaveykov (1827-1895), Luben Karavelov (1834-1879) et Hristo Botev (1848-1876), dont un quatrain est conservé à la Sorbonne.

En 1872, "Ivanko, l'assassin d'Assen Ier", tragédie de Vassil Drumev, marque la naissance du théâtre bulgare qui prendra son essor au début du XXème siècle. Après la Libération, la même flamme anime l'œuvre d'Ivan Vazov (1850-1921). Par son abondance, la diversité de son talent, il domine son époque. Son roman "Sous le joug" (1889-1890) connaît un succès mondial et des traductions en plusieurs dizaines de langues, y compris le chinois. L'inspiration change avec Aleko Konstantinov (1863-1897), auteur du célèbre "Bay Ganu", le soi-disant "Tartarin" bulgare ; avec les poètes lyriques Pentcho Slaveykov (1866-1912) et surtout Peyo Yavorov (1878-1914) que l'on peut rattacher au symbolisme. L'entre-deux-guerres est marqué par deux conteurs, Elin Pelin (1877-1949) et Yordan Yovkov (1880-1937), tandis que la poésie militante réapparaît chez Geo Milev (1895-1925), Hristo Smirnenski (1898-1923), Nikola Vaptsarov (1909-1942).

Des talents classiques émergent chez les romanciers, tels Dimitar Talev (1898-1966) avec "Les Cloches de Prespa" (1954), Dimitar Dimov (1909 – 1966), et Emilian Stanev (1907-1979), insolites chez les nouvellistes Yordan Raditchkov (1929-2004) et Svetoslav Minkov (1902-1967), lyriques enfin chez les poétesses Elissaveta Bagryana (1893-1991), Blaga Dimitrova (1922-2003), et le poète Nikolaï Kantchev (1937-2007).

Au théâtre, à partir des années 1970, s'illustrent Yordan Radickov qui, alliant traditions populaires et satire, a créé un nouveau style de comédie, proche du théâtre de l'absurde (Pagaille, Paniers), et Stanislav Stratiev, qui dans la même veine, se moque de la bureaucratie ("Veste en daim", 1978 ; "Le Maximaliste", 1984). Avec des sensibilités différentes, la contestation s'exprime actuellement dans les romans d'Ivaylo Petrov, de Victor Paskov, de Tontcho Jetchev ("Le Mythe d'Ulysse", 1986). Il ne faut également pas oublier l’un des écrivains bulgares contemporains les plus appréciés Nikolai Haïtov (1919-2002) et ses “Récits sauvages”.

Un grand nombre d’écrivains et de poètes bulgares sont traduits en français - Yordan Yovkov, Anton Donchev, Yordan Radichkov, Angel Wagenstein, Lubomir Levchev, Kyril Kadiiski, Gueorgui Gospodinov, Plamen Doïnov, Christo Boytchev et d’autres. Tsvétan Todorov, Julia Krasteva et Roumiana Ougartchinska ont écrit en français la plupart de leurs œuvres littéraires.
 
 
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